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Dix ans de chantiers à Casablanca : ce qu'on a appris

  • Photo du rédacteur: Service technique
    Service technique
  • 16 juin
  • 2 min de lecture

Le premier chantier que j'ai suivi de bout en bout, on était deux. Pas de bureau d'études, pas de logiciel de planning, un carnet et un mètre. On posait des tableaux électriques dans des commerces, et le soir on refaisait les calculs à la main parce qu'on n'était pas sûrs d'avoir bien dimensionné le disjoncteur principal.

Grandir sans perdre le fil

Dix ans plus tard, on est une équipe avec un architecte DPLG, une responsable études techniques, un chef de projets et une designer d'intérieur. On ne fait plus seulement de l'électricité : on coordonne huit corps de métier sur un même chantier, et certains de nos projets sont aujourd'hui en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient. Sur le papier, ça ressemble à une belle progression bien linéaire. En réalité, ça a surtout été une suite de chantiers où on s'est trompés, où on a corrigé, et où on a fini par comprendre ce qui comptait vraiment.

La plus grande leçon n'a presque jamais été technique. Une fois, sur un projet d'aménagement, l'équipe électricité et l'équipe menuiserie ont posé leurs réservations chacune de son côté, sans se parler. Résultat : une prise électrique condamnée par un caisson de placard fini. Rien de compliqué à corriger, mais ça nous a appris que la majorité des problèmes de chantier ne viennent pas d'un mauvais calcul — ils viennent d'une information qui n'a pas circulé entre deux équipes qui travaillent à dix mètres l'une de l'autre.

Ce qui n'a pas changé

Je continue à passer sur les chantiers en personne, et le numéro qui est sur notre site, c'est le mien — pas un standard. Ce n'est pas pour faire artisanal, c'est parce qu'un client qui peut décrire son problème directement à quelqu'un qui comprend le chantier, c'est un problème réglé en cinq minutes au lieu d'un mail qui attend trois jours.

On a beaucoup grandi, et on va continuer. Mais ce qu'on a appris, surtout, c'est que la taille d'une entreprise de travaux ne se mesure pas au nombre de corps de métier qu'elle gère — elle se mesure à la rapidité avec laquelle elle répare ce qui s'est mal coordonné. On essaie, chaque année, d'avoir besoin de réparer un peu moins.

 
 
 

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